Mobiles: Genève 2006/2014

Dans leur gracilité hiératique, un battement d’aile d’oiseau les mettrait en mouvement.
Il y a du monde féérique et de l’espace intersidéral dans cette expression, mais aussi la tension d’un corps, dans une nouvelle forme, prenant ses marques avec la pesanteur et l’élan.
Une volonté derviche, dans un mouvement infiniment apaisé, au moment où le sentiment de l’unité permet à la fois de ne plus être séparé et de s’absorber en chaque forme, en chaque mouvement.
Pourtant, qu’on ne s’y trompe pas, pour atteindre cette densité éthérée qui nous rappelle qu’au cœur de nous-même il y a de l’espace, de la nuit et du minéral, il a fallu traverser la chair, la découper délicatement tel un chirurgien poète.
Toute une dialectique se révèle entre l’organique et le minéral, la chair et l’os, le pulsant et l'immobile, juste suspendu.
Recherche subtile sur l’équilibre, le tenu, la forme gracieuse parce que bouleversante de fragilité et de dureté implacable.

Les mobiles d’Anouk sont comme enracinés par en haut, dans le murmure soyeux d’un souffle de mai.
Ils nous disent quelque chose d’avant les histoires, quand les histoires personnelles n’étaient pas encore créées, comme un théâtre d’ombre des virtualités qui peut être adviendront un jour, ou pas...
C’est comme alors le mystère de la destinée qui éclorait sous nos yeux.

-- Texte écrit par mon ami Jean- Dominique Michel

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